

Le cri des Muses
Espace de soin par les mots

LIRE
👉 Lire pour reconnaître ce que l’on vit, sans avoir à le formuler.
(= la lecture comme reconnaissance intérieure, pas comme fuite ni culture.)
GUÉRIR
👉 Prendre soin du corps pour accueillir ce que les mots ont ouvert.
(= le corps comme lieu d’intégration, pas comme projet bien-être.)
Il arrive un moment où les mots des autres ne suffisent plus, où les conseils fatiguent, où l’on ne cherche plus à aller mieux mais simplement à tenir. Le Cri des Muses est né de cet endroit précis.
Ici, la lecture n’est pas une échappatoire ni un marqueur culturel. Elle devient un appui. Un espace où l’on peut reconnaître ce que l’on traverse sans avoir à le formuler clairement, sans devoir l’expliquer ou le justifier. Lire permet parfois de se sentir moins seule avec ce qui se vit intérieurement, avant même de pouvoir y mettre des mots.
L’écriture, ici, n’est pas une performance ni un projet de transformation. Elle n’est pas destinée à produire, ni à guérir. Elle sert à rester en lien avec soi lorsque tout vacille, à maintenir une continuité intérieure quand le monde extérieur devient trop exigeant ou trop bruyant.
Parce que lire et écrire ouvrent parfois plus qu’ils ne referment, le corps a aussi sa place. Prendre soin n’est pas réparer ni améliorer. C’est permettre d’intégrer, lentement, ce que les mots ont mis au jour. Le corps devient alors le lieu où ce qui a été lu et écrit peut se déposer, se réguler, s’apaiser.
Le Cri des Muses n’est pas un espace pour aller plus vite, ni pour se transformer. C’est un lieu pour rester, respirer, et ne pas traverser seule.